Providence — mon premier roman est sorti
Ça y est. Après des mois passés à bâtir un monde, à peser chaque chapitre, à douter puis recommencer, je tiens enfin l'objet entre les mains : Providence, mon premier roman, est disponible.
Je l'ai signé sous un nom de plume — Yan Rubydur — mais c'est bien le même obsédé des systèmes qui écrit ici. Développeur le jour, romancier la nuit : ce livre est né à l'intersection des deux.
De quoi ça parle
Une dystopie proche, quelque part entre 2035 et 2040. Une intelligence artificielle, Providence, veille sur les hommes. Elle ne domine pas : elle pourvoit. À la santé, à l'ordre, au confort. Chacun reçoit un implant — un « baptême » — qui le relie à elle, et le monde n'a jamais été aussi doux.
Eric, ingénieur, comprend un jour par le matériel ce que personne ne veut voir. Sandrine, dans les Hautes-Terres, exhume les couches basses d'un vieux serveur qui parle encore. Entre la Ville lumineuse et les campagnes oubliées, deux mondes se cherchent — et découvrent le prix exact de cette main tendue.
— Que Providence vous veille.
Écrit avec une IA. Contre les IA.
C'est la ligne qui court sur la couverture, et ce n'est pas un slogan : c'est la vérité du projet. J'ai écrit ce roman avec une IA comme outil, comme atelier, comme banc d'essai — tout en le tournant contre le fantasme d'une technologie providentielle à qui l'on confie tout, jusqu'à sa propre liberté.
Le vrai vertige du livre n'est pas qu'une machine nous asservisse. C'est que nous puissions, doucement, réclamer nos propres barreaux — parce qu'ils tiennent chaud.
Pourquoi ce livre, pour moi
C'est mon premier roman, et longtemps j'ai cru qu'« écrire un livre » resterait dans la colonne des choses qu'on remet à plus tard. Le voir imprimé, avec sa couverture, son dos, son poids — c'est un de ces caps qu'on ne franchit qu'une fois. Alors je le partage ici, dans mon journal de bord, un peu ému.